10 BUGISTES

Par Maurice BERRARD, inspecteur d’académie, docteur en anthropologie. Son premier poste fut instituteur dans son village natal d’Artemare.

Dans les deux précédents numéros du BalladíAin, Maurice BERRARD a traité de l’histoire du Bugey et choisi sept figures de Bugistes. Dans ce numéro, il présente trois autres personnages, puis conclut cette série par une approche de « l’esprit bugiste ».

10 Bugistes. 8 – Louis BONDET, (1873-1968)

Parfait exemple du dévouement des médecins de campagne dans le Bugey montagneux de la première moitié du XXe siècle, Louis Bondet était un docteur apprécié à Champagne et dans tout le Valromey. Sa fille raconte : « Souvent en plein hiver, M. Michaux (un ami) et lui partaient dans les fermes de la montagne. On ne les revoyait qu’au bout de deux ou trois jours. Souvent je l’ai entendu dire que c’était le cheval qui, avec son instinct, retrouvait la bonne route… mon père fut non seulement le médecin des corps mais aussi celui des âmes ; il rayonnait par sa grande bonté, sa droiture, son honnêteté et son bon sens. »

Louis Bondet commença sa carrière à bicyclette, la continua avec deux chevaux – un pour le matin et un autre pour l’après-midi – avant d’acheter sa première automobile en 1910. Sa « De Dion Bouton » de 1919 fit sensation dans le village. Son collègue d’Artemare, le docteur Jean Carron roulait, lui, en roadster « Rosengart ». Il arriva au docteur Carron de consacrer une journée entière à soigner un fermier dans le Haut-Bugey… et de recevoir une douzaine d’œufs pour tout émolument. Belle époque, que celle d’une solidarité discrète et d’une générosité sans calcul !

Maurice BERRARD, suite prochainement sur www.ballad-et-vous.fr

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