Voila une présentation un peu mystérieuse qui pourrait s’accorder aux intrigues d’une aventure angoissante, ou aux émotions portées par un romantisme attendrissant, soutenu poétiquement par un beau ciel étoilé. Alors qu’il s’agissait simplement d’une conférence, organisée par le Bugey Société Savante, le 18 septembre 2026 et donnée dans les locaux de la Mairie de Belmont-Luthézieu. 

Le sujet proposé avait de quoi susciter des curiosités puisqu’il s’intitulait : « Le Valromey hier et aujourd’hui : était-ce vraiment mieux avant ? ».

Une forme de question capable d’aviver de nombreuses réactions, partagées entre la nostalgie du passé et les inquiétudes légitimes du présent et de l’avenir. On notera que la participation était importante, laissant entendre que le Valromey s’était solidement mobilisé pour venir écouter les paroles de deux intervenants de qualité, celles de M. Henry Reynaud et de M. Daniel Chatelain. Deux enfants du pays dont les réputations de carrières et de réussites font  honneur au Valromey.

Les premiers exposés évoquèrent les conditions précaires des vies paysannes qui s’écoulèrent de façon uniforme tout au long des siècles, quand la monotonie des existences se partageait entre les labeurs incessants et harassants de la terre, la vie de famille et la religion.

Quand chaque église des petits villages pointait vers le ciel son clocher pour transmettre des messages pieusement exprimés d’espérances et de soulagements.

Puis vinrent les années 60 lesquelles, comme ailleurs, ouvrirent grandes leurs portes aux exodes ruraux avec leurs cortèges d’avantages, de liberté et de libération des intelligences désormais confrontées aux études scolaires avancées pouvant offrir des perspectives de carrières prestigieuses.

Dès lors les conditions changèrent, l’agriculture devint mécanique et les emplois féminins devinrent de plus en plus attractifs partout, vers lesquels les femmes se précipitèrent pour bénéficier de conditions de travail valorisantes.

En écoutant tout cela je pensais à ma grand-mère, Rose Perron, née à Luthézieu en 1892, épouse Marechal, morte à 42 ans en 1934 après avoir mis au monde sept enfants. Je pensais qui si elle pouvait me murmurer quelque-chose, ce serait sûrement pour me dire que ce n’était pas mieux avant… En pensée je lui adressais un baiser livré avec beaucoup d’émotion dans les incertitudes de l’infini.

Ce fût une très agréable soirée.

Paul Gamberini     

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