Sandrine Rongeat, la directrice, entourée de deux formateurs.

Lors du salon de l’artisanat de Belley, un petit chalet attira l’attention des visiteurs, d’autant plus qu’une démonstration de travail sur le bois s’y déroulait en permanence. Il s’agissait de la Maison Familiale Rurale (MFR) de Cormaranche-en-Bugey. Celle-ci s’impose comme un acteur discret mais essentiel de la formation aux métiers du bois. Niché au cœur d’un environnement naturel propice à l’apprentissage, l’établissement accueille chaque année des jeunes venus se former en alternance, entre cours théoriques, pratiques et immersion en entreprise. Fondée en 1992, elle a su développer une véritable expertise dans les domaines de la menuiserie, de la charpente ou encore de la couverture… Ici, le bois n’est pas seulement une matière : c’est un savoir-faire, une culture, et souvent une vocation. Les élèves, encadrés par une équipe pédagogique proche du terrain, bénéficient d’un suivi personnalisé qui favorise leur insertion professionnelle.

Ainsi, forte de près de 35 ans d’expérience, la MFR s’est développée pour atteindre à ce jour un effectif de 170 apprentis et 22 salariés. Elle propose des formations allant du CAP à BAC +2.

Loin des grandes structures anonymes, la MFR cultive une ambiance familiale. Internat, petits effectifs, accompagnement individualisé : tout est pensé pour permettre à chacun de trouver sa voie. Cette approche concrète séduit autant les jeunes en quête de sens que les entreprises locales, toujours à la recherche de profils qualifiés. Projet d’ouverture en 2027 d’une licence et acquisition de matériel innovant comme un centre d’usinage multi axes et du matériel à dimensions numériques. Ainsi, ouverte sur son époque, la MFR de Cormaranche intègre des outils modernes et s’inscrit dans des échanges professionnels qui dépassent le cadre local. Elle prépare ainsi ses élèves à évoluer dans un secteur en constante évolution.

Dans un contexte où les métiers manuels retrouvent de l’attractivité, la MFR de Cormaranche apparaît plus que jamais comme une passerelle vers l’emploi et l’excellence artisanale.

Michel Bigoni

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