Le père et le fils au sommet du Kilimandjaro.

Le jour anniversaire de ses 72 ans, Jacky Thomas, bien connu à Cheignieu-la-Balme en tant qu’ancien maire de cette commune, a reçu de la part de son fils Alexandre, un cadeau des plus inattendus, un billet direction le Kilimandjaro : « Nous partons toi et moi dans dix jours faire l’ascension de ce mont ! ».

Pour mémoire : le Kilimandjaro est une montagne située dans le Nord-Est de la Tanzanie, composée de trois volcans dont le Kibo avec son pic Uhuru à 5 891,8 mètres d’altitude : le point culminant de l’Afrique…

L’effet de surprise passée, Jacky sait que sa pratique intense du vélo, lui donnera la résistance nécessaire pour accomplir cette prouesse à son âge.

La longue marche…

Nous les retrouvons sur place à 3000m au départ pour une marche de six jours, avec au tout début une traversée de la forêt. Puis, ce fut la montée au fil de quatre camps successifs. Question résistance, Jacky le savait : pas de gros problèmes, mais la raréfaction de l’oxygène ne lui permet pas de manger suffisamment, l’appétit ne lui accordant qu’omelettes et fruits.

Les paysages arides aux touffes de chardons, ne peuvent être traversés qu’à pas comptés, avec une pause toutes les deux enjambées pour récupérer. Les guides sont là pour cadrer le groupe des 14 randonneurs (Jacky en est le doyen). Le froid est glacial de jour comme de nuit (sous les tentes). Les cœurs battent très fort et il leur est servi régulièrement de l’eau et des barres vitaminées.

Jacky Thomas dans un passage difficile (falaise de Barranco).

Un passage difficile, périlleux : la falaise de Barranco où le moindre instant d’inattention peut entraîner une chute fatale.

Enfin, c’est « le super sentiment de joie » éprouvé, lorsque les derniers pas conduisent les randonneurs au tout sommet à près de 5900 mètres… Aujourd’hui, même si les célèbres neiges du Kilimandjaro ne sont plus qu’un tapis glacé strié de charnières, l’ivresse des hauts sommets demeure aussi enivrante.

Le mot de la fin

Le retour enfin avec en bas la traversée de l’immense cratère Ngorongoro avec ses 30000 mammifères recensés, un échantillon complet de la Faune africaine. Et puis hors piste un village Masaï abordé.

Le mot de la fin, laissons-le à Jacky, toujours très modeste :
« Mon âge, évidemment a rendu cette ascension plus difficile. Dans tous les cas elle doit être précédé d’une intense préparation, pour moi : le vélo »

Michel Bigoni

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