Dans le cadre des élections municipales de mars 2026, France Inter consacre plusieurs émissions à cet enjeu républicain « sur le terrain » et a souhaité débuter sa tournée par une commune de moins de 1000 habitants, comme l’immense majorité des communes françaises. Son choix s’est porté sur Lhuis, 900 habitants, commune du Bas-Bugey à la lisière de l’Isère. Le 8 janvier, la commune aindinoise a donc accueilli l’équipe du 13-14 dans sa toute nouvelle salle des fêtes, inaugurée il y a peu.

Tout a commencé par un appel téléphonique à la mairie de Lhuis, une journaliste contacte le Maire Emmanuel Ginet pour lui proposer l’émission. L’objectif est de comprendre la particularité de ces plus petites communes, où la mairie est si importante. C’est aussi de donner la parole aux habitants, puisque l’émission sera enregistrée en public.

La veille de l’émission, les quelques habitants rencontrés à la boulangerie ne semblent pas trop s’émouvoir de cette notoriété soudaine, on prend cela avec un certain détachement. Mais le jour J, la salle des fêtes est pleine, le public s’est déplacé des communes environnantes, jusqu’à Belley et même Bourg-en-Bresse !

Aux côtés de Jérôme Cadet, le journaliste présentateur, Emmanuel Ginet Maire de Lhuis, Annie Blonda Maire d’Ambléon, Olivia Mollon secrétaire principale à la mairie de Lhuis et Romain Meltz enseignant en science politique à l’Université Lyon 2. 

Il y a même eu un peu de neige sur les routes pour l’occasion !

Si de nombreux sujets ont été abordés en lien avec la ruralité, l’un des temps forts a été de rappeler l’utilité de ces petites communes. La France détient un record avec 40% des collectivités de l’Union Européenne sur son territoire ! Pourquoi les conserver à l’heure où les communautés de communes récupèrent de plus en plus de compétences en leur sein ?

Emmanuel Ginet a rappelé le rôle social joué par la mairie dans les villages : « C’est parfois le seul service public qui reste ». 

Dans la Plaine de l’Ain, la communauté de communes regroupe 53 communes, c’est la 5ème de France en termes de taille de population. Comment garder son libre-arbitre, son indépendance face à de tels enjeux ? N’est-ce pas un danger pour la ruralité, pour finir ? 

Dans le public, on s’apprête à voter pour la 1ère fois pour des listes entières, « sans panachage ». « Il faudra peut-être faire un petit rappel pour éviter d’avoir trop de bulletins nuls… ». Dans la salle, Mao, 18 ans, votera pour la 1ère fois. « Un rituel initiatique » selon Romain Meltz, même quand les jeunes savent qu’ils ne feront peut-être pas leur vie dans la commune.

Pour Annie Blonda, Maire d’Ambléon, la parité obligatoire est une « excellente chose ». « Les femmes apportent une autre sensibilité, cela est essentiel. Il faut qu’elles prennent leur place ». 

Le dialogue ira bien au-delà de l’émission, sans doute. Ici la mairie joue un peu le rôle de bureau de renseignements. « Les gens poussent la porte sans but précis parfois, ils veulent dix minutes d’attention. Alors on écoute… » 

Fabienne Bouchage

Pour écouter l’émission en replay : 
www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/le-13-14/le-13-14-du-jeudi-08-janvier-2026-3853876

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