Les jours s’allongent et les premiers signes du printemps apparaissent, mais l’hiver est encore bien là et sanctionnera toutes les semis et plantations anticipés.
En attendant, réparez, graissez, affûtez, désinfectez vos outils, révisez tondeuses et débroussailleuses. Surveillez l’apparition de moisissures sur les bulbes, fruits et légumes stockés et éliminez-les.
Au jardin, travaillez le sol à la grelinette et laissez la pluie et le gel émietter les mottes.
Attention aux coups de chaud sous les châssis en cas de redoux.
Vous pouvez planter, ails, oignons, échalotes et semer en pleine terre persils, brocolis, choux, épinards, petits pois et fèves. Sous serre froide vous gagnerez du temps et sous serre chaude seulement vous pouvez semer tomates et poivrons par exemple.
Les serres justement, un moyen de produire plus rapidement et plus économiquement et entamer une démarche d’autosuffisance en cultivant légumes et fruits pour toute la famille, toute l’année.
La politique mondiale et européenne actuelle n’est pas très rassurante quant à la qualité des produits du commerce qui finiront dans nos assiettes !
Résidus de pesticides en tous genres et goût insipide.
Et pour compléter cette autonomie alimentaire prenez donc quelques poules !
4 poules suffisent largement pour fournir des œufs riches en protéines à une famille de 4 personnes.
Une poule pond entre 150 et 200 œufs par an. Au printemps comptez 3 œufs par jour pour 4 poules, après 8 ans elle ne pond plus mais peut vivre jusqu’à 15 ans.
N’élevez jamais une poule seule, elle déprimerait. Lâchez-les dans le jardin quand les plantes seront suffisamment développées, elles jardinent en grattant le sol, désherbent et se nourrissent de limaces et insectes nuisibles.
Comptez au moins 10 m² par volatile. Vous pouvez opter pour la poule traditionnelle « rousse », sympa et bonne pondeuse.
Attention, pas de coq avec si peu de poules, il les épuiserait !… et épuiserait vos voisins par la même occasion par ses incessantes vociférations.
Il vous faudra aussi les loger dans un poulailler avec perchoirs, mangeoires, abreuvoirs et pondoirs, fermé la nuit à l’abri des prédateurs.
Mais avant de vous lancer dans cette aventure à la ‘’Jean de Florette’’, renseignez-vous auprès de la mairie pour une éventuelle interdiction ou restriction pour cela, à cause de possibles nuisances sonores, olfactives ou la présence de mouches.
G. Gardoni
